Il y a des contes qu'on ne peut oublier. Et des souvenirs, bien sûr, qui y sont liés.Je me souviens par exemple être allée voir l'oiseau bleu au théatre, pour une (ou peut-être la) première fois que j'allais au théatre, ça m'avait fait grande impression. Je me souviens également de la petite marchande d'allumette, le plus beau des contes d'Andersen à mes yeux (j'ai tout le recueil à la maison)... et je me souviens en dernier lieu d'un très vieux livre qui avait déjà bien vécu et que j'ai gardé sur ma table de chevet longtemps, le lisant par petits bouts : le Petit Prince.
Je n'ai jamais très bien compris qu'on me regarde avec un air de grand respect quand j'en évoquais la lecture, ces histoires de grandes personnes étaient bien dans la même lignée que ce qui y était décrit dans le livre, quelle ironie quand on y pense ! ... et puis, hier j'ai acheté de nouveau le livre, avec l'intention de le garder, de le relire, et peut-être de le lire à ma nièce qui a 8 ans pendant l'été...
Sauf que ? ... Je l'ai lu hier soir, tout d'un trait, et une fois que j'ai eu souri, ri, pleuré (oui oui, je sais, je suis bon public), je me suis dit que je n'allais pas seulement le lire à ma nièce, j'allais le lui offrir. Un livre comme ça, on se doit de l'offrir ! Est-ce que ça fait de moi "une grande personne très sérieuse" ?
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